Publication des travaux réalisés par les élèves de l'atelier d'astronomie du lycée Jean Moulin de Draguignan (83)
Le vendredi 22 mai 2015, la classe "astronomie" a passé la journée à Nice.
Lors de la visite guidée, les élèves ont découvert comment un mécène (Raphaël Bischoffsheim) à la fin du 19e siècle a permit la construction de cet observatoire en s'entourant des meilleurs ingénieurs (Gustave Eiffel) et architectes (Charles Garnier).
Ils ont débuté la visite par la grande coupole avec la grande lunette sur une monture équatoriale : le grand équatorial.
Sur une image du questionnaire et dans la coupole, les élèves ont du retrouver la direction de l'axe polaire et de l'étoile polaire. Nous avons un télescope à monture équatoriale au lycée et plusieurs élèves l'ont mis en station. Ils connaissent donc un peu les montures équatoriales et ils sont familiers de l'axe polaire.
En remplissant un questionnaire, les élèves devaient calculer la différence de grossissement de la lunette de la grande coupole comparée au télescope employé lors des soirées astronomie.
Le deuxième calcul concernait la luminosité. En comparant les diamètres d'ouverture de la grande lunette et de notre télescope, ils devaient calculer combien de fois la grande lunette est plus lumineuse que notre télescope.
Nous n'avons pas encore parlé du rapport F/D... pour une prochaine fois !
La suite de la visite est consacrée à la découverte d'un instrument particulier, le coudé. Cette lunette sur monture équatoriale, cet instrument est utilisé pour observer les astres lors de leur passage au méridien.
La coupole Charlois abrite le petit équatorial. Nus abordons la nécessité d'utiliser les montures équatoriales. C'est aussi l'occasion de parler de la régulation thermique avec la coupole doublée de lambris en bois et munie d'orifices d'aération à l'extérieur.
La fin de la visite est consacrée au cadran solaire qui se trouve sur l'ancien bâtiment des écuries aujourd'hui transformé en toilettes. Le toit de ces écuries est recouvert de tuiles émaillées.
Sur le pignon se trouve un magnifique cadran solaire. Les élèves comparent l'heure de la montre et l'heure solaire. En raisonnant sur la vitesse de rotation de la Terre et sur la longitude de Nice indiquée à coté du gnomon, on peut trouver facilement le lien entre l'heure solaire et l'heure légale... Mais attention ! Le 22 mai, nous sommes en heure d'été !
Le temps file sur le cadran aussi vite que sur nos montre et il est déjà temps d'aller entamer le pique nique dans le parc départemental du Vinaîgrier. Les élèves prennent quelques petites minutes pour compléter le questionnaire.
Sur le sol se trouve une drôle de courbe en huit. Elle entoure la méridienne tracée au sol. Les élèves ont tracé une méridienne au début de l'année pour mesurer la latitude de Draguignan. Nous essayons de mesurer la latitude de Nice, mais le gnomon est en travaux et il a été déposé... pas moyen de connaître sa hauteur, il faudra revenir l'an prochain...
Quand à la mystérieuse courbe en huit... il faudra revenir aussi... la visite a été trop courte pour tout expliquer. La prochaine visite sera plus longue... forcément plus longue, pour exploiter toutes les ressources de ce site merveilleux !
Lors de cette journée, nous avions emprunté un mètre au lycée pour faire les mesures nécessaires mais nous n'avions pas prévu les travaux du gnomon...
Nous avions aussi emprunté un appareil électronique moderne : un baromètre altimètre : les élèves devaient mesurer l'altitude et la pression atmosphérique au sommet du Mont gros... et une fois redescendus à Nice...au MAMAC. Ils ont ainsi pu constater que lorsque l'altitude augmente, la pression atmosphérique diminue. Certains élèves ont aussi remarqué que l'altitude indiquée par l'altimètre ne correspondait pas exactement à celle indiquée sur les cartes ou sur le site du Mont Gros... l'altimètre du lycée était donc faux... les conditions météorologiques sont variable et la pression atmosphérique d'un lieu varie de façon conséquente autour d'une valeur moyenne. L'altitude indiquée par l'altimètre est calculée à partir de cette valeur moyenne. Pour avoir une valeur précise de l'altitude, il faudrait pouvoir étalonner l'altimètre en utilisant une altitude connue... chose que ne permet pas notre altimètre bas de gamme...
Lors de cette visite de l'Observatoire puis du Mamac, les élèves devaient réaliser un travail photographique avec les appareils reflex APN des professeurs et du FSE du lycée Jean Moulin.
La consigne donnée était de réaliser une image à l'observatoire et une autre au Mamac avec comme fil conducteur : l'humain, l'architecture, la science ou l'art. Nous avons donné des bases, photographiques aux élèves en direct mais il faudra l'an prochain passer plus de temps en amont pour leur apprendre à utiliser un reflex. Une petite exposition des travaux photographiques est réalisée dans le hall du lycée puis plus tard à la cafétéria sans doute.
Cette journée a mêlé les sciences, l'art et l'architecture pour conclure une année de travail autour de l'astronomie.
Ou comment, au cours de l'histoire, l'homme a vu le monde.